G-0C9MFWP390 Le Carnet de Joe Legloseur: catastrophes
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lundi 14 septembre 2026

Revue de presse

 

Je ne sais pas ce que Patrick Besson a fait de ses vacances mais son billet de rentrée est assez faiblard. C’est la seule chose que je lis lorsque je feuillète le Point. Le thème retenu cette semaine m’a intéressé parce que j’avais songé un moment l’évoquer dans le Carnet. Il s’agissait de se pencher sur l’usage omniprésent du terme « compliqué ». Besson le chroniqueur traite le sujet de manière assez paresseuse. Tout est compliqué, blablabla. Le ton est moins sarcastique qu’à l’accoutumé. Il me semble qu il passe à côté d’un point important, que j’envisageais de traiter : l’expression exacte est « C’est un peu compliqué », le « un peu » étant utilisé de manière à euphémiser ce qui est en train de se passer. Exemple : « Ma maison a brûlé, ma femme a disparu, alors c’est un peu compliqué ». On entend ça à chaque reportage sur une catastrophe, c’est-à-dire tous les jours. J’avais certainement ma petite idée sur cet usage généralisé de l’understatement mais depuis, j’ai oublié.

 

mardi 28 juillet 2026

Entretien au sommet


 

— Bonjour monsieur Lecornu. J’aimerais vous poser quelques questions.

— Pourquoi pas. Mais faites vite, j’ai une réunion interministérielle de crise dans trois minutes.

— Justement. Vous enchainez les réunions de crise (inondations, canicules, incendies) et pourtant, à aucun moment vous n’évoquez le point commun entre ces évènements catastrophiques : le réchauffement climatique.

— ...

— C’est comme si le mot « climat » vous faisait peur. Quant aux mesures à prendre pour contenir et si possible ralentir le réchauffement, on a l’impression que vous en ignorez l’existence. Il doit bien y avoir dans un coin de votre bureau un dossier qui traine avec les préconisations des scientifiques. Par exemple, l’élevage intensif et ses dégagements de méthane est une catastrophe. Vous n’envisagez pas de le réduire ?

— Vous n’y pensez pas. La FNSEA lâcherait sur nous les éleveurs en colère. On se retrouverait avec du fumier et du purin devant l’assemblée. Je ne vous dis pas l’odeur

— Mais cela ne dit pas pourquoi vous faites l’impasse sur la crise climatique qui ne fait que commencer à s’intensifier.

— (A voix basse comme s’il avait peur d’être entendu) Chut. Pouvons-nous éviter le sujet.

— Ne craignez rien, nous sommes entre nous. 

— La vérité c’est que Trump ne supporte pas qu’on évoque le réchauffement climatique en public. C’est l’augmentation des droits de douane assurée en retour le soir-même. Bon, il faut que j’y aille.

— Les réunions de crise n’attendent pas. Bon courage !

vendredi 10 janvier 2025

Bienvenue en 2025


 

Mal dormi cette nuit. Des images des zones incendiées en Californie sont venues faire un tour. Et aussi le duo élu par les zamériquins. Point de bascule vertigineux ou simple poursuite du grand show ? Nous le saurons peut-être ultérieurement. En attendant, nos deux milliardaires fous ressemblent de plus en plus aux méchants dans un film de feu James Bond. Le réchauffement enregistre de nouveaux records. Hollywood peut brûler ; le film catastrophe a tout envahi.