Cela me revient : cette
nuit, pendant la séquence insomnie, j’ai pensé qu’il fallait écrire un
livre, un vrai, et pas me contenter des notes décousues du Carnet. Très bien, me suis-je dis comme si je répondais à une sorte
d’autorité supérieure. Mais il y a un petit problème à régler. Pour écrire un
livre il faut un sujet, même vague ; or, je n’en ai aucun. Cela a toujours
été ma limite : je n’ai aucun message à délivrer. Ecrire pour faire advenir
quelque chose qui ne peut apparaitre autrement que dans le processus
d’écriture ? Là oui, il y a peut-être une piste. Reste à mettre en place
un rituel, des horaires réguliers, le tout suivi avec assiduité. Bref, le plus
dur reste à faire.
Le Carnet de Joe Legloseur
Réflexions inutiles et vaines notées au fil des jours.
samedi 29 août 2026
Résolution nocturne
vendredi 28 août 2026
Une lecture
Je ne peux m’empêcher de repenser
à un texte d’André Hardellet dans lequel il évoque un condisciple qu’il a
côtoyé au lycée. Brillant, séduisant, toujours accompagné de jolies filles,
réussissant tout avec une grande désinvolture, totalement détaché vis-à-vis
de ses succès comme s’il cherchait ailleurs quelque chose qui ne soit pas,
selon son expression, « de la chansonnette ». De longues années après l’avoir
perdu de vue, le narrateur rencontre un ancien élève qui lui apprend la mort du
condisciple en question dans un pays étranger. Il travaillait sur un chantier comme
manœuvre et vivait dans des conditions misérables.
jeudi 27 août 2026
Nuages, le retour
J’ai salué le retour du vent et
de la pluie. J’aimerais fêter le retour des merveilleux nuages si chers à l'étranger de Baudelaire. Ils nous ont
terriblement manqué au cours de cet été sans fin. A l’occasion du déplacement
de la météo de la Côte d’Azur en Bretagne, nous avons pu mesurer à quel point
un ciel uniformément bleu présent chaque matin pouvait s’avérer accablant.
Aujourd’hui, lors de la promenade baignée par une brise rafraichissante, je
suis soudain tombé en arrêt devant « l’architecture mobile des nuages » (Baudelaire again).
Avec un peu de chance, nous devrions en profiter jusqu’au retour de l’été.
mercredi 26 août 2026
Un épisode de vos vacances (2)
mardi 25 août 2026
Racontez un épisode de vos vacances
Le 20 août, la température était idéale. Un ciel un peu nuageux, juste ce qu'il faut pour faire alterner les plages d'ombre et de soleil. Et surtout, du vent. Passer du temps à contempler le balancement des feuilles et des branches dans le jardin, comme un convalescent longtemps privé de ces choses banales et essentielles dont on savoure tous les aspects en osant à peine y croire. L'enfer du soleil brûlant, les arbres totalement immobiles, c'était un mauvais rêve ?
lundi 24 août 2026
Technologie de pointe
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J’ai retrouvé des K7 audio. Elles ont trente ans. J’aime assez me frayer ainsi de petits tunnels temporels (l’expression est d’André Hardellet) rien que pour le vertige, hélas rapidement dissipé. Le son de ces compilations est en "Dolby Stereo". Il est légèrement voilé, profond et chaud, absolument parfait pour la Deep Soul. J’ai conservé la majeure partie des compilations que je faisais à l’époque à partir de disques vinyles empruntés à la médiathèque. Je crois que je vais me replonger avec délice dans cette collection pour fêter l’automne, le retour du vent, des ciels gris et du crachin.
dimanche 23 août 2026
samedi 22 août 2026
Ce qui nous déplait
"Ce n'est jamais l'opinion des autres qui nous déplaît, mais la volonté qu'ils ont quelquefois de nous y soumettre, lorsque nous ne le voulons pas."
Joseph Joubert
vendredi 21 août 2026
Savoir-vivre
Il n’y a pas
que des chauffards dans nos rues ; il y a également des chauffardes. Plus
sérieusement, il faut dire que les échanges courtois ne sont pas si rares. Une
scène dans ce genre m’a récemment surpris. Le conducteur casqué
d’un scooter s’était arrêté et avait
attendu patiemment que je traverse la rue sans faire des vroum vroum »
avec son moteur comme s’il craignait qu’il s’arrête. Arrivé à sa hauteur, je
lui lancai un « merci », ce à quoi il répondit « Je
vous en prie ». Je me suis demandé si j'avais bien entendu. J’ai appris plus tard que des
influenceurs avaient lancé sur les réseaux la vogue du savoir-vivre et de ses règles.







