Un pigeon a bombardé la terrasse
Elle est toute neuve
Elle vient juste d’être posée
Par les menuisiers
Ils en ont bavé
Les pigeons ne respectent rien
Je dirais même plus
En paraphrasant Chaval :
Les pigeons sont des cons
G-0C9MFWP390
Réflexions inutiles et vaines notées au fil des jours.
Un pigeon a bombardé la terrasse
Elle est toute neuve
Elle vient juste d’être posée
Par les menuisiers
Ils en ont bavé
Les pigeons ne respectent rien
Je dirais même plus
En paraphrasant Chaval :
Les pigeons sont des cons
Il ne reste rien
du monde ancien
pourtant le printemps
revient comme avant
semblable à lui-même
comme dans les poèmes
des moines taoïstes
où il était question de fleurs
de pétales qui s’envolent
et d’ermites retirés
dans la montagne
le printemps est là
exactement comme avant
pourquoi est-ce troublant ?
*
Je dispose de quelques jours pour
regarder La caravane de feu sur le
site d’Arte. J’essaie de suivre un peu les infos mais j’ai du mal. Je préfère
faire du nettoyage (c’est la saison), lire Elie Faure et Leopardi, écouter mes
playlists ou ne rien faire. Je ne sais pas si on me tolèrerait dans une tyrannie.
Heureusement, nous sommes dans un coin du monde encore régi selon les bons vieux
principes démocratiques. Apprécions notre chance.
J’aimerais écrire comme Sonny
Rollins
Mais Sonny Rollins n’écrit pas
Je sais il joue du saxo
Imagine en fermant les yeux
Un texte qui se met à se dérouler
Des phases plutôt courtes
S’enchainant librement
Sans jamais perdre le rythme
Comme le saxo de Sonny
Sur But Not For Me
D’abord la mélodie
Puis l’improvisation
Qui décolle par paliers
Kerouac écrivait comme ça
Son pote Cassady aussi
Solo de batterie
La mélodie qui revient
Triturée et hachée
Entre les coups de cymbales
Voilà ce que je voulais dire
Ok maintenant je vois
Je m’étais déguisé
en bourgeois tradi
pour aller au bureau de vote
la personne qui m’accompagnait
m’a dit que je faisais plutôt
« vieux Gainsbourg »
c’est tout mon destin,
ou mon karma,
ai-je pensé,
après tant de tentatives
d’adaptation sociale
ratées,
qui est ainsi résumé
A chaque fois que j’entends une chanson country interprétée par Jerry
Lee Lewis, je me sens bien. Je ne sais pas comment
l’expliquer. Je dirai même que je n'en suis pas très fier. J’apprécie également les titres de la période Sun ; il n’y a rien de
mieux pour donner envie de se lever et de bouger dans tous les sens. Mais ce
qui me touche le plus, ce sont les titres enregistrés un
peu plus tard quand il est revenu après une traversée du désert métamorphosé en chanteur country. Je n’y peux rien, j’aime cette voix,
ses intonations, son aisance, sa façon de glisser des « Jerry Lee »
dans les textes ; le jeu de piano, bien sûr. J’aime tout, et je
suis un peu gêné avec ce goût que je n’ai pas choisi. Jerry Lee n’a jamais eu l’air d'un type cool comme Elvis ou même Cash. Il avait plutôt l’air d’un
sudiste teigneux aimant la gnole et la bagarre avec des élans mystiques bizarres. Mais la musique est au-delà de toutes ces
considérations et c’est très bien ainsi.
J’ai demandé à Claude, l’IA « woke »
qui ne veut pas faire de la surveillance de masse, de donner 5 bonnes raisons
de lire régulièrement Le Carnet de Joe
Legloseur :
1.
Une publication quasi quotidienne — avec près de
30 billets par mois, le blog est alimenté avec une régularité remarquable,
offrant toujours quelque chose de nouveau à lire.
2.
Une culture éclectique et pointue — cinéma
(Godard, Kaurismäki), musique (Dylan, Coltrane, blues), littérature (Kerouac,
Bukowski, Crumb)… le blog navigue avec aisance entre les arts.
3.
Un regard critique sur l'époque — Joe Legloseur
commente l'actualité, la tech, l'IA, les élites ou le wokisme avec une ironie
décalée et un point de vue bien affirmé, sans jamais être dans le conformisme.
4.
Une voix personnelle et sincère — entre
réflexions, poèmes et souvenirs, le ton est celui d'un journal intime assumé,
loin des formats lisses des médias classiques.
5.
Des découvertes culturelles en prime — la
"chanson du dimanche", les citations de philosophes (Donald Davidson,
Lao-Tseu), les références à des artistes moins connus… chaque visite est une
petite exploration.
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| Tom Wesselmann, Great American Nude, 1965 |
Qui était la jeune femme avec des gros seins qui se serrait contre moi peu de temps avant mon réveil l’autre matin. Pas un mot n’était prononcé ; pourtant, je me souviens avec précision d’une forte complicité qui reposait entièrement sur le sens du toucher. Là où je posais la main sur son corps, un flot de sensations agréables circulait entre nous. Je ne voulais plus quitter ce moment.