Traditionnellement, l’été est le
moment où on se laisse aller à ses petites habitudes un peu honteuses,
tellement agréables lorsqu’on profite du relâchement ambiant. Ici, l’été est
associé à la lecture des magazines relatifs à la musique rock. Le circuit de la
récompense a tellement carburé à la lecture de cette presse entre 70 et
75 qu'il n’est pas difficile de le réactiver. Je me souviens de vacances en
Bretagne. J’avais vu dans une maison de la presse un numéro des Inrockuptibles
avec le banane de Warhol en couverture, un numéro consacré en partie au Velvet
Underground avec un supplément spécial Factory. Je l’ai retrouvé. Il est daté de juillet/août 1990. Cette année,
36 ans plus tard, c’est un numéro hors-série de Rock & Folk consacré aux Who. J'ai beaucoup aimé ce groupe, presque
autant que les Stones, mais cela a duré moins longtemps. Le bilan que tire papy Pete dans l’édito du magazine est lucide et un peu triste.
« Même si je suis assez bon
membre de gang et un bon soldat sur la route, je suis mauvais en collaboration
créative. J’aurais été un artiste solo et un producteur bien plus efficace,
travaillant comme Brian Eno. Je serais en meilleure forme physique aujourd’hui.
Mes genoux, oreilles, poignet droit et épaule fonctionneraient mieux. Tout ça
me fait mal aujourd’hui à cause à cause des folies faites en frimant sur scène
avec les Who. La voix de Roger a probablement souffert de la même façon, mais
il a moins de regrets, je pense. »







