G-0C9MFWP390 Le Carnet de Joe Legloseur

samedi 19 septembre 2026

Entre deux livres


La difficulté, après avoir lu un roman correspondant à ce que vous attendez de la  littérature, est de trouver une solution pour enchaîner sur le suivant. J’ai commencé deux romans dont j’ai dû interrompre la lecture au bout de quelques pages. Du réalisme social, lourd, vulgaire comme les personnages qu’ils observaient avec une distance condescendante. J’ai alors repensé à l’écrivain qui m'était revenu à l'esprit en lisant le début d’Entre amis. Il s'agissait de James Salter. Je me suis aussitôt plongé dans ses nouvelles et j’ai eu la confirmation qu’il s’agissait du bon choix


 

vendredi 18 septembre 2026

Essai comparatif



 

DuckDuckGo : Très bon réfrencement du blog avec le lien, c'est parfait.


Qwant : très bon référencement du blog avec le lien juste en dessous. Excellent.



Google : rien. Pas de livre, pas de blog et donc, pas de lien. Totalement inconnu sur le web. Nada. Conclusion : les bots de Google, avec les moyens dont ils disposent, doivent pouvoir faire mieux.






jeudi 17 septembre 2026

Fin


 

Je viens de terminer la lecture d’Entre amis. J’ai foncé vers la fin comme cela ne m’étais pas arrivé depuis longtemps. C’est quoi, un « grand roman » ? C’est un roman complètement réussi indépendamment de ce qu’il raconte, voire en dépit de l'histoire qu'il raconte. Un peu le contraire des romans "témoignage". Dans celui-ci, tout le plaisir du lecteur est dans les descriptions, dans les ambiances, les détails, les changements de points de vue, les comparaisons évocatrices (j’aurais dû en noter quelques-unes), les dialogues, etc. Au passage, et sans vous en être aperçu, vous en sortez avec l’impression d’avoir appris des choses pas clairement formulables sur le roman en cours qu'est votre vie.

mercredi 16 septembre 2026

Vous avez dit "attention" ?


 "Les personnes intentives ont un sens de l'observation très superficiel. Leurs jugements sont erronés et ils se m'éprennent sur la valeur des choses, car pour approfondir une question, ils ne savent pas donner suffisamment de temps, de patience ou de précision. Ces personnes entendent et mémorisent tout à moitié, et souvent de façon désordonnée. Ils connaissent un peu de chaque chose mais rien de l'ensemble. Il sont souvent imprudents, ils élaborent de grands projets mais ils sont très inconstant pour les réaliser."

Melchior Adam Weikard, 1775

mardi 15 septembre 2026

Hémisphères


 

J’ai trop lu aujourd'hui

l'hémisphère gauche de mon cerveau

qui analyse les mots

commence à fatiguer

Je vais regarder des images

en passant sur l'hémisphère droit

qui est aussi le côté des émotions

Il y a cette couverture de Charlie Hebdo

où l'on voit un nazi avec un brassard AFD

La bulle qui dit : « On n’a jamais essayé »

J'ai trouvé ça amuppant*

 

* amusant et flippant

lundi 14 septembre 2026

Revue de presse

 

Je ne sais pas ce que Patrick Besson a fait de ses vacances mais son billet de rentrée est assez faiblard. C’est la seule chose que je lis lorsque je feuillète le Point. Le thème retenu cette semaine m’a intéressé parce que j’avais songé un moment l’évoquer dans le Carnet. Il s’agissait de se pencher sur l’usage omniprésent du terme « compliqué ». Besson le chroniqueur traite le sujet de manière assez paresseuse. Tout est compliqué, blablabla. Le ton est moins sarcastique qu’à l’accoutumé. Il me semble qu il passe à côté d’un point important, que j’envisageais de traiter : l’expression exacte est « C’est un peu compliqué », le « un peu » étant utilisé de manière à euphémiser ce qui est en train de se passer. Exemple : « Ma maison a brûlé, ma femme a disparu, alors c’est un peu compliqué ». On entend ça à chaque reportage sur une catastrophe, c’est-à-dire tous les jours. J’avais certainement ma petite idée sur cet usage généralisé de l’understatement mais depuis, j’ai oublié.

 

samedi 12 septembre 2026

A l'écoute


 

J’écoute une compilation maison

Le titre qui passe s’appelle

Our Love Is Here To Stay

Par The Lester Young-Teddy Wilson Quartet

La musique me calme et me détend

Je ne sais pas ce que je deviendrais

Sans ces doses quotidiennes de Jazz,

De Soul, de Blues, de Rock, de Folk, etc.

J’en ai besoin comme j’ai besoin des livres

Maintenant c’est la trompette magique de Miles

Les incantations vaudou de Bitches Brew

Qui viennent apaiser mes nerfs et mon cerveau

Je m’abandonne à cette jungle sonore

Où des animaux étranges se répondent

A travers des pylônes électriques

vendredi 11 septembre 2026

Un peu de poésie


 Ah quelle fraîcheur en pleine figure ne pas s'aquitter d'un devoir !

Faillir c'est positivement être à la campagne !

Quel refuge que l'impossibilité pour autrui d'avoir confiance en nous !

Je respire mieux maintenant que sont passées toutes les heures des rendez-vous.

Je ne suis allé à aucun, par décision délibérée de mon insousciance,

Je suis resté dans l'attente de l'envie de m'y rendre, car je devais savoir que je n'irais pas.

Je suis libre, contre la sociétéorganisée et habillée.

Je suis nu, et je plonge dans les eaux de mon imagination.

Il est trop tard pour je sois à l'un ou l'autre des deux points où je devrais être en même temps,

Délibérément en même temps...

C'est bon, je resterai ici rêvant des vers et souriant en italique.

Elle est si agréable cette part auxiliaire de la vie !

Je ne parviens même pas à allumer la cigarette suivante... Si vous êtes un geste,

Restez donc avec les autres, qui m'attendent, dans ce rendez-vous raté qu'est le vie. 

Alvaro de Campos