Le Carnet de Joe Legloseur
Réflexions inutiles et vaines notées au fil des jours.
mardi 29 septembre 2026
Croquis d'audience
lundi 28 septembre 2026
10 : 42
Pas encore vraiment
réveillé
Confusion
La confusion est partout
A l’intérieur
Tout autour
Sur les réseaux
Dans la rue
Pour la moindre démarche
Il faut dépenser
Une énergie démesurée
Chercher l'origine
Des contretemps
Des erreurs
Des retards
Pourquoi pas
Laisser tomber
Ne plus bouger
Et respirer
Lentement
En attendant
Le retour
Du silence
dimanche 27 septembre 2026
samedi 26 septembre 2026
Des fleurs, de la musique et des sourires
Ce n’était peut-être pas une très
bonne idée de revoir le film Monterey Pop
Festival 1967. Les musiciens sont bons. Certains le sont presque trop.
Janis Joplin, Jimi Hendrix, les Who en pleine forme. Mais ce n’est pas tout. La
caméra de Pennebaker, en état de grâce, a saisi l’ambiance qui régnait dans les allées
du festival. Les spectateurs sont très présents au montage, principalement les
visages des filles filmés en gros plan. Tout le monde est détendu, ouvert,
souriant. Forcément, lorsque qu’on voit ça maintenant, l’impression est pour le
moins mitigée. A moins de se réfugier dans le ricanement, il est difficile de
ne pas sentir passer un peu de mélancolie en se demandant comment une si belle
énergie a pu laisser la place à ce qui a suivi. Mais il y a la
musique et les images ; alors on se dit que tout n’a pas été définitivement perdu.
vendredi 25 septembre 2026
Une journée ordinaire
Levés plus tôt que d’habitude
Rendez-vous au garage
Entretien de la voiture
Retour au pas de course
Arriver avant la pluie
Mission réussie
Différents appels et mails
Ici tout le monde connait
Mes limites
Je me contente d’assister
Aux échanges
Puis retour au garage
Récupérer l’automobile
Le garagiste sympathique
A besoin de parler
Une vie défile à toute vitesse
Maladies, séparations, décès
Nous réussissons à partir
Complètement épuisés
Par cette journée ordinaire
jeudi 24 septembre 2026
1971 fut une bonne année
mercredi 23 septembre 2026
L'art de la nouvelle
Début de la nouvelle de James Salter intitulée "Le cinéma" :
"Elle arriva à dix heures er demie. Ils attendaient. La porte au bout de la salle s'ouvrit ; avec une certaine timidité, essayant de voir dans la pénombre s'il y avait quelqu'un, elle avança lentement, presque à regret, ses longs cheveux flottant sur ses épaules comme ceux d'une écolière. Tous les regards étaient braqués sur elle. Une jeune femme, sa secrétaire, la suivait.
Les très beaux visages ne s'expliquent pas. Elle avait un long nez, une bouche, et une curieusedistance entre les yeux. C'était un visage à la fois ouvert et insaisissable. En quelque sorte, il exprimait une certaine indifférence envers indifférence envers la vie."
James Salter, Last night (Editions de l'Olivier)
mardi 22 septembre 2026
Comme les autruches
On entend dire que le
gouvernement prend des décisions au coup par coup, avec un temps de retard, et
toujours sans orientation d’ensemble accordée à une vision claire des problèmes
qui se poseront inévitablement. La raison de cet aveuglement est pourtant
évidente : les visions à plus long terme, c’est-à-dire dépassant la fin du
mois en cours, sont si désolantes et pour certaines si effrayantes qu’il est naturel de garder les yeux au ras des évènements qui surgissent. Pour le reste, on verra plus tard.
Même comportement chez les nombreux candidats en campagne. L’objectif semble être de nous ménager, de ne
pas trop nous démoraliser. En effet, quel sens peut avoir une
élection lorsqu'autour le décor a déjà commencé à s’effondrer ?
lundi 21 septembre 2026
Authentiquement Soul
Dan Penn venait de Vernon, raconte Rick Hall, et il a aussitôt excité la curiosité de tous : c'était un gamin blanc de seize ans qui chantait comme Ray Charles et était dingue de musique noire. Il était authentique. Ce n'était ni un escroc ni un imposteur. Il en savait plus sur la musique noire que nous tous réunis. Je me confiais à Dan. Je respectais ses opinions - sans abandonner les miennes pour autant, bien entendu. J'étais particulièrement impressionné par sa sensibilité aux chansons et à leur composition. Il n'avait rien d'un béni-oui-oui. S'il n'aimait pas quelque chose, il te disait : "Je pense que ce truc schlingue. Jamais entendu pire." Dan était un esprit libre".
Peter Guralnick, Sweet Soul Music (Allia)









