Vu Les feuilles mortes d’Aki Kaurismäki. Au début, j’ai cru que je n’allais pas tenir. Il y a cette impression que Kaurismäki fait toujours le même film. Et puis les personnages pas très beaux dans des décors sinistres faiblement éclairés, lorsqu’on n’est pas prisonnier dans une salle de cinéma, cela semble difficile. Cependant, au bout d’un moment, j’ai commencé m’attacher aux deux personnages principaux, à m’inquiéter des quiproquos et contretemps qui menacent leurs rencontres. J’ai surtout été entrainé par le regard du réalisateur qui montre des travailleurs dignes, n’acceptant pas les ordres des petits chefs, et dont la vie peut être éclairée par l’apparition d’un petit chien et la naissance d’une relation amoureuse. Le film est rythmé par des chansons mélancoliques (dont une reprise de Early Morning Rain en finlandais) et par des flashs d’information à la radio concernant la guerre en Ukraine.
Le Carnet de Joe Legloseur
Réflexions inutiles et vaines notées au fil des jours.
lundi 9 mars 2026
dimanche 8 mars 2026
samedi 7 mars 2026
Que faire ?
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| Bill Térébenthine |
J’écris un poème
pour la seule bonne raison
qu’il y a d’écrire des poème
et la raison d’écrire des poème
c’est qu’on a besoin de respirer
simplement s’asseoir par terre
mettre de la musique
John Coltrane, Jerry Lee Lewis,
Cat Power, Chet Baker,
Bukka White, Sam Cooke,
toutes les musiques
qui vous font sentir bien
depuis toujours
toutes les musiques
qui ne vous ont jamais lâché
jamais trahi
jamais déçu
jeudi 5 mars 2026
Souvenirs
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| Robert Crumb |
Robert Crumb, entretien revue Transfuge
mercredi 4 mars 2026
Naissance du néo-wokisme
mardi 3 mars 2026
Fatigué
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| Bill Térébenthine |
mal dormi
envie de rien faire
à part écouter de la musique
en laissant l’esprit divaguer
message aux investisseurs
il est encore temps de se sauver
ce délire technologique est
condamné
il n’y a pas de futur de ce côté
si tu ne sais pas quoi penser
demande à l’IA de t’aider
elle sait bien mieux que toi
ce dont tu as vitalement besoin
et si tu n'aimes pas les robots
qui ont réponse à tout
prends une guitare ou un piano
et écris une chanson à l'ancienne
lundi 2 mars 2026
Ciel bleu
Revu, une fois de plus, Le Mépris. La première fois, c’était en
75. Il y a un demi-siècle. Une paille (l’expression est à double sens : une
quantité négligeable ou, au contraire, une quantité énorme, exagérée). Entre-temps, tout a changé sauf le film lui-même,
chef-d’œuvre parfait, inusable, intact, toujours actuel et hors du temps. Inspiré
par les dieux, Godard ne pouvait rien rater ; tout lui réussissait. A
chaque vision, on découvre encore des idées cinématographiques fulgurantes. Sur
l’actualité du film en ce début d’année 2026, il faut avouer que le producteur
Jeremy Prokosch apparait terriblement trumpien. Ce qui est nouveau cette
fois-ci, c’est la mort ; elle a frappé presque tout le monde : Piccoli
(2020), Bardot (2025), Godard (2022), Lang (1976), Palence (2006).
dimanche 1 mars 2026
samedi 28 février 2026
Un autre Donald
« Il n'y a pas une seule
façon correcte de décrire la réalité, une façon qui lui "correspondrait"
vraiment. Il existe une foule de manières de parler du monde - dont la plupart
n'ont jamais été découvertes et ne le seront probablement jamais. Toutes sont susceptibles
de contenir une parcelle de vérité. Cela ne veut pas dire, je m'empresse de
l'ajouter, que le concept de vérité soit relatif à une façon de parler. Il n'y
a qu'un seul concept de vérité, mais la question de savoir si une proposition
est vraie dépend d'abord de ce que cette proposition signifie. » Donald
Davidson







