Bien que vécues avec un
tempérament différent, j’ai beaucoup de choses en commun avec Cécile Guilbert :
l’amour de la lecture envisagée comme activité magique indispensable à la
survie de l’esprit ; le goût des stupéfiants et surtout, la compagnie des écrivains
qui ont écrit sur leurs expérimentations (Michaux, De Qincey, Baudelaire,
Burroughs) ; l’Inde comme destination radicale dont on ne se remet pas (un seul voyage pour moi) ;
la curiosité pour les pensées orientales. En revanche, je n'ai pas connu cette proximité avec la mort, qui occupe une place
prépondérante dans ces souvenirs. Et je n'ai pas connu à ce jour l'éveil au pied d'un gourou.



