Assis dans un fauteuil avec des livres sur la table basse et de la musique soigneusement choisie, j'attends l'inspiration ou simplement une envie d'écrire. J'ouvre Cioran, son dernier recueil (Aveux et anathèmes) et mes yeux se posent sur un texte où il est question d'une "aridité grandiose". Je referme le livre et commence à écrire ces lignes. Cette panne langagière se sera avérée doublement productive.
A noter : alors que j'hésitais à me replonger dans la prose cioranesque, je découvre une proximité nouvelle avec l'écrivain. Chez lui, je ne vois plus aucune pose.
