Je viens de terminer la
lecture d’Entre amis. J’ai foncé vers
la fin comme cela ne m’étais pas arrivé depuis longtemps. C’est quoi, un
« grand roman » ? C’est un roman complètement réussi
indépendamment de ce qu’il raconte, voire en dépit de l'histoire qu'il raconte. Un peu le contraire des romans "témoignage". Dans celui-ci, tout le plaisir du lecteur est dans
les descriptions, dans les ambiances, les détails, les changements de points de
vue, les comparaisons évocatrices (j’aurais dû en noter quelques-unes), les
dialogues, etc. Au passage, et sans vous en être aperçu, vous en sortez avec
l’impression d’avoir appris des choses pas clairement formulables sur le roman en cours qu'est votre vie.
jeudi 17 septembre 2026
Fin
lundi 7 septembre 2026
Début
Cela ne vous aura peut-être pas
échappé, j’aime commencer la lecture d’un roman. La raison pour laquelle j’ai
pioché Entre amis dans l’avalanche de
titre sortis en cette rentrée m’échappe un peu. La couverture a pu jouer un
rôle mais pas le nom de l’auteur, inconnu au bataillon (normal : c’est son
premier roman). Il faut croire que le pitch de l’éditeur a éveillé ma
curiosité. Amitié toxique entre deux quinquas qui ont réussi, réunions avec femmes, enfants... L’enthousiasme de la critique
américaine à propos des qualités d’écriture de ce jeune romancier a fini par l'emporter. J’en suis au début, il ne s’est
encore rien passé d’important (mais on sait qu’une grave crise va éclater) et pourtant,
avec un sens du détail concret assez réjouissant, Hal Ebbott installe tout de suite un climat
légèrement pesant en laissant apparaitre des failles qui sonnent juste. Je retrouve un peu du plaisir de lecture que
m’avait procuré Un
bonheur parfait de James Salter.

