G-0C9MFWP390 Le Carnet de Joe Legloseur: Hal Ebbott
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jeudi 17 septembre 2026

Fin


 

Je viens de terminer la lecture d’Entre amis. J’ai foncé vers la fin comme cela ne m’étais pas arrivé depuis longtemps. C’est quoi, un « grand roman » ? C’est un roman complètement réussi indépendamment de ce qu’il raconte, voire en dépit de l'histoire qu'il raconte. Un peu le contraire des romans "témoignage". Dans celui-ci, tout le plaisir du lecteur est dans les descriptions, dans les ambiances, les détails, les changements de points de vue, les comparaisons évocatrices (j’aurais dû en noter quelques-unes), les dialogues, etc. Au passage, et sans vous en être aperçu, vous en sortez avec l’impression d’avoir appris des choses pas clairement formulables sur le roman en cours qu'est votre vie.

lundi 7 septembre 2026

Début


 

Cela ne vous aura peut-être pas échappé, j’aime commencer la lecture d’un roman. La raison pour laquelle j’ai pioché Entre amis dans l’avalanche de titre sortis en cette rentrée m’échappe un peu. La couverture a pu jouer un rôle mais pas le nom de l’auteur, inconnu au bataillon (normal : c’est son premier roman). Il faut croire que le pitch de l’éditeur a éveillé ma curiosité. Amitié toxique entre deux quinquas qui ont réussi, réunions avec femmes, enfants... L’enthousiasme de la critique américaine à propos des qualités d’écriture de ce jeune romancier a fini par l'emporter. J’en suis au début, il ne s’est encore rien passé d’important (mais on sait qu’une grave crise va éclater) et pourtant, avec un sens du détail concret assez réjouissant, Hal Ebbott installe tout de suite un climat légèrement pesant en laissant apparaitre des failles qui sonnent juste. Je retrouve un peu du plaisir de lecture que m’avait procuré Un bonheur parfait de James Salter.