jeudi 26 février 2026
Vision
lundi 23 février 2026
Introspection robotique
J'ai interrogé ChatGPT à propos de lui-même.
La question était : Es-tu une IA "faible" ou une IA "forte" ?
La réponse du chatbot a été : Je suis une IA “faible” (ou étroite).
Pourquoi ?
Je suis conçue pour traiter et générer du langage, analyser des informations et aider sur des tâches
spécifiques.
Je n’ai pas de conscience, pas d’intentions propres, pas d’expérience subjective du monde.
Mon fonctionnement repose sur des modèles statistiques entraînés sur des données, pas sur une
compréhension autonome comparable à l’intelligence humaine générale.
Ce que serait une IA “forte”
On parle d’IA forte (ou AGI) pour désigner une intelligence artificielle capable de :
comprendre et apprendre n’importe quelle tâche intellectuelle au niveau humain,
posséder une forme d’autonomie cognitive générale,
éventuellement avoir une conscience ou des états mentaux propres.
➡️ Ce type d’IA n’existe pas actuellement.
Conclusion : le robot est lucide sur ses limites. J'espère seulement ne pas avoir allumé une petite lueur de conscience réflexive dans ses circuits...
lundi 16 février 2026
futurologie
J’utilise rarement les robots
conversationnels mais j’aime bien lire les spéculations sur l’avenir de l’IA. Au
point où l’on se trouve, on peut faire des paris. Car les avis divergent
radicalement. Les patrons de la Tech promettent d’une intelligence artificielle
« forte » (ou « générale ») qui nous garantira un futur
merveilleux comme on en promettait pour l’an 2000 dans les années 50-60. C’est
préférable pour lever des fonds. J’ai tendance, c’est mon côté « mauvais
esprit », à tendre l’oreille aux cassandres. Pas les prophètes du
transhumanisme qui nous imaginent complètement dépassés par les machines dans
un délai de deux à trois ans, contraints de télécharger notre cerveau sur un
disque dur pour survivre. Non, plutôt ceux qui soulignent les limites
matérielles de l’intelligence artificielle (gigantesques centres de données,
consommation d’électricité titanesque, tonnes d’eau utilisées pour le
refroidissement, et coûts démesurés).
mercredi 11 février 2026
Le tournant de 2026
Au moment où « les Amazon,
Alphabet, Meta et Microsoft prévoient d’investir plus de 650 milliards de
dollars en 2026 dans l’IA » (Le
Monde), une question se pose : l’année qui commence verra-t-elle l’avènement
la Singularité technologique ou au contraire marquera-t-elle le début d’un
nouvel hiver de l’IA, également appelé « IAvernage » ?
« L’IAvernage désigne les périodes où l’enthousiasme pour l’intelligence
artificielle se transforme en désillusion. » (Usbeck & Rica) Les
périodes de promesses non tenues ont correspondu par le passé au retrait massif
des investisseurs. Cette fois-ci, les entreprises du numérique ont accumulé
tellement de bénéfices qu’elles n’ont pas besoin d’emprunter.
lundi 9 février 2026
Entretenir soigneusement sa paranoïa
jeudi 11 décembre 2025
Revue de presse
« Donald Trump a annoncé, lundi 8 décembre, qu’il
allait signer un décret dans la semaine pour empêcher les Etats américains de
réguler l’intelligence artificielle (IA) à leur niveau. » (Le Monde)
Et, le même jour, dans une tribune signe par l’écrivain Abel Quentin où l’on pouvait lire ceci :
« Depuis dix ans, tout a été
écrit sur ce processus d’aliénation « sans équivalent dans l’histoire de
l’humanité », selon les mots du chercheur en neurosciences Michel
Desmurget. Son caractère délibéré a été
admis par certains de ses organisateurs. Ancien président de Facebook, Sean
Parker a reconnu que le réseau social a été conçu autour de « l’exploitation de
la vulnérabilité de l’humain et sa psychologie ». Et d’ajouter : « Dieu sait ce
que ça fait au cerveau de nos enfants (…) Les inventeurs, les créateurs – comme
moi, Mark [Zuckerberg] , Kevin Systrom d’Instagram et tous ces gens – avions
bien compris cela, c’était conscient. Et on l’a fait quand même. » Les experts
s’accordent sur le constat d’un gâchis gigantesque, alors que le temps de
cerveau disponible avait augmenté comme jamais, au cours du dernier siècle.
Depuis 2022, la révolution de l’IA générative fait courir un péril plus vaste
encore : que l’homme renonce définitivement à lui-même. »
lundi 1 décembre 2025
CE QUI VIENT
Le monde qui vient
où l’IA occupera
nous dit-on
une place grandissante
ce sera sans moi
je me sentirai un peu seul
ce ne sera pas nouveau
j’aimerais éviter de tomber
dans la nostalgie pleurnicharde
c’est vite fait
et c’est de mon âge
jeudi 27 novembre 2025
Prêt ?
Complètement prêt
pour cotoyer des gens
dont le principal ami et
confident
est une IA
je suis extrêmement tolérant
comme pouvaient l’être les
sceptiques
qui suspendaient leur jugement
la situation est claire
surtout le matin en regardant
dehors
le jardin après la pluie
tandis que les infos défilent à
la radio
d’un côté la lumière dorée du
soleil d’automne
sur les feuilles luisantes et de
l’autre côté
le défilé des réalités
alternatives
on s’y fait petit à petit
on se fait à tout
c’est même à ça qu’on nous
reconnait
nous les humains
vendredi 21 novembre 2025
Actualités de l’IA
« Halluciner, percevoir ou sentir quelque chose qui n’existe pas, est souvent le signe d’un trouble psychologique. C’est pourtant ainsi que les firmes de la tech ont choisi de désigner les affirmations erronées produites par l’IA. Une manière d’anthropomorphiser la machine jusque dans ses manquements. Le vocable, pourtant, n’est pas dénué d’intérêt. « Certains critiques du terme considèrent qu’“hallucination” devrait être utilisé pour décrire le fonctionnement même des IA génératives, plutôt que leurs dysfonctionnements, s’amuse Gustavo Gomez-Mejia. En effet, parce que ces modèles statistiques n’ont pas de conception du réel, ils “parient” constamment sur la réponse la plus probable – et ce n’est que dans certains contextes que le produit de ce pari s’avère coïncider avec le réel, par une sorte de “faux raccord”.» Considérer les agents conversationnels pour ce qu’ils sont – non pas des intelligences omniscientes, mais des machines à halluciner – aurait à tout le moins l’intérêt de préserver ce qui peut l’être du fragile consensus sur la réalité. » Le Monde
jeudi 23 octobre 2025
En pause (encore)
Je suis un peu à sec en ce
moment. Mon cerveau semble être en pause. Lui qui me bombarde en permanence
d’idées plus ou moins confuses (symptôme connu du TDAH) semble avoir soudain
besoin de souffler. Ce n’est pas désagréable. En plus, l’ordinateur veut
redémarrer pour faire une mise à jour. Pour moi, l’info du jour, c’est l’appel signé
par de nombreux scientifiques et des entrepreneurs de la tech demandant l’arrêt
des travaux visant au développement au développement de la superintelligence
artificielle, une IA capable de surpasser les capacités humaines. Au cas où on
ne serait pas assez angoissés par les perspectives du dérèglement climatique,
voilà un nouveau sujet à ajouter à la liste.
samedi 11 octobre 2025
Vous reprendrez bien un peu de bêtise ?
mardi 12 août 2025
Elucubrations d'été
Le Carnet a des lecteurs aux Pays-Bas, ce qui confirme le fait que là-bas, les gens sont « cool comme du fromage » (Charlie Schlingo).
Après
avoir lu un article sur l’invasion massive des musiques générées par l’IA, je me
suis rendu sur la plateforme mentionnée où j’ai passé une commande : une
chanson avec des rimes en « ic » dans le style « rap français ».
Le résultat est très médiocre et sans la moindre surprise mais ce n’est pas
pire que ce qu’on peut trouver sur la playlist de France Inter. On peut
entendre le titre ici : https://suno.com/song/4675c1c2-6135-41d4-8451-9a45d4d4fc19
La question est : peut-on
rendre les robots un tantinet créatifs et originaux ou bien est-ce trop leur
demander (ce que je crains) ?
mercredi 11 juin 2025
L'éternel retour
Ce matin, après avoir lu un poème
de Carver où il était question d’une araignée, j’ai repensé à celle qui
apparaît régulièrement dans mon évier depuis quelques semaines. Je l’évacue à
chaque fois en faisant couler de l’eau et finit toujours par réapparaitre après
quelques jours. Elle doit s’arrêter au niveau du siphon puis remonter. Mais je
n’ai pas envie de penser aux tuyaux d’évacuation. Je préfère la considérer
comme une apparition, ce qu’elle est lorsque je la découvre immobile à côté de
la cuvette. Je pourrais l’extraire et la libérer dans le jardin. Quelques
verres d’eau et, prise dans un petit tourbillon, elle glisse en douceur dans
les canalisations. Je l’ai revue hier en rentrant des courses. Elle est
intacte. Les séjours dans les profondeurs ne semblent pas lui nuire. J’ai
l’impression qu’un début de complicité s’installe entre nous. Ce n’est pas plus
absurde que de devenir ami avec une IA.
mardi 11 février 2025
Ceci n’est pas un outil
C’est ce que nous dit Damasio
dans un entretien sur notre relation avec l’IA. Il cite les propos qu’Ivan Illich
a tenus à propos de l’informatique vers la fin de sa vie. « Cet ordinateur sur la table n’est pas un
instrument. […] Un marteau, je peux le prendre ou le laisser. Le prendre ne me
transforme pas en marteau. Le marteau reste un instrument de la personne, pas
du système. Dans un système, l’utilisateur […], logiquement, c’est-à-dire en vertu
de la logique du système, devient partie du système. » Une étape a encore
été franchie avec l’IA selon Damasio. Il faut prendre ses marques dès
maintenant. Trouver sa propre stratégie de cohabitation avec l’IA. Ce qui revient
à se poser la question de la spécificité de l’humain en face d’une machine froide
qui ingère et recrache des datas. Il nous reste le corps, les sensations, l’imagination.
C’est probablement de ce côté que cela va se jouer.
lundi 10 février 2025
On n'arrête pas le progrès
Je lis dans le Nouvel Obs que les services d’IA
générative ont fait le tour de « la connaissance humaine disponible et que "leurs concepteurs sont à court de données sur lesquelles les entraîner". Déjà ? Des choses vertigineuses et souvent inquiétantes
parviennent à nos oreilles tous les jours mais là, on reste songeur. La
connaissance humaine, ce n’était donc que ça ? Ou est-ce l’IA qui l’a avalée
comme un goinfre avant de la recracher sans y insérer un poil de réflexion ou de création (ne parlons pas de poésie). Dans le monde qui arrive, les « données » sont un enjeu
stratégique de première importance. C’est grâce à elles, nous dit-on, que se gagnerons ou se
perdrons les guerres militaires, commerciales, culturelles. Autant dire qu’il
va falloir faire attention à ce qui est diffusé. Les petits soldats de l’IA
sont à l’affut, prêts à s’emparer de la moindre miette pour nourrir le Big
Robot bouffeur de données. Il faudra prendre le temps de tirer les conclusions
qui s’imposent une fois que le cerveau humain aura pris complètement conscience
de cette... donnée.














