G-0C9MFWP390 Le Carnet de Joe Legloseur: Thomas Pynchon
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lundi 5 octobre 2026

Revue de presse


 Dans le Nouvel Obs, une interview de Giuliano da Empoli (dont je n’ai lu aucun livre). Il sort un roman dont le personnage principal est inspiré par un des maitres du monde : Peter Thiel. Les élites issues de la tech feraient selon l'écrivain preuve de méfiance à l’égard de « tout de qui n’est pas numérisable ». Il déclare : « Leur objectif est de remplacer l’humain dans le plus de sphères possible. Jusqu’à cette solution ultime qui est peut-être de ne plus avoir d’humains du tout... » J'ai noté le « peut-être » plein d’espoir. A part ça, j’ai survolé un entretien avec Angot dont je n’ai rien lu non plus mais que j’aime bien de loin. Sa colère ne retombe pas, c’est du costaud. Et puis, pour finir en beauté, la bonne nouvelle qu’on n’attendait plus : le nouveau roman de Pynchon vient de paraitre !

mardi 23 décembre 2025

Beau film


 

L’année 2025 restera dans les annales comme une des plus contre-cool à ce stade de l’évolution en cours (mais je ne doute pas qu’on doit pouvoir faire pire). Il existe un remède efficace à cette mauvaise ambiance qui accompagne la montée en puissance du camp ultraconservateur. Il s’agit du film « Une bataille après l’autre » que je viens de voir après tout le monde. Paul Thomas Anderson a adapté le roman de Pynchon en le situant dans l’Amérique d’aujourd’hui mais il est resté fidèle à l’esprit : un regard désabusé sur les engagements et les combats perdus de sa génération sans reniement ni concession envers l’ordre social. C’est un film totalement réussi et qui a le mérite de rendre heureux. 

jeudi 14 août 2025

Enigmatique


 

J’ai retrouvé ça : "Pour cet instant, tout au moins, ils semblaient avoir renoncé à tout plan extérieur, à toute théorie, à tout code, même à l'inévitable et romantique curiosité l'un de l'autre ; et se contentaient d'être jeunes en toute simplicité et en toute pureté, de partager cette conscience de la douleur universelle, ce chagrin refluant devant le spectacle de notre condition humaine qu'on a tendance, à cet âge-là, à considérer comme une récompense ou une prime pour avoir survécu à l'adolescence." 

Thomas Pynchon, V.

Pourquoi ai-je recopié cette phrase il y a un vingtaine d’années ? Je n’en ai aucune idée.