Vu Les feuilles mortes d’Aki Kaurismäki. Au début, j’ai cru que je n’allais pas tenir. Il y a cette impression que Kaurismäki fait toujours le même film. Et puis les personnages pas très beaux dans des décors sinistres faiblement éclairés, lorsqu’on n’est pas prisonnier dans une salle de cinéma, cela semble difficile. Cependant, au bout d’un moment, j’ai commencé m’attacher aux deux personnages principaux, à m’inquiéter des quiproquos et contretemps qui menacent leurs rencontres. J’ai surtout été entrainé par le regard du réalisateur qui montre des travailleurs dignes, n’acceptant pas les ordres des petits chefs, et dont la vie peut être éclairée par l’apparition d’un petit chien et la naissance d’une relation amoureuse. Le film est rythmé par des chansons mélancoliques (dont une reprise de Early Morning Rain en finlandais) et par des flashs d’information à la radio concernant la guerre en Ukraine.
