vendredi 4 septembre 2026
Maigret, le vrai
mercredi 5 février 2025
Une enquête brumeuse
J’ai lu les trois quarts d'un roman
de Simenon que j’ai choisi pour son titre. Il s’appelle Maigret et le voleur paresseux (1961). Je ne l’ai pas lâché de la
journée sauf pour les repas et la promenade du chien. Il s’agit d’un Maigret assez
mélancolique. Ils le sont tous, c’est vrai, mais celui-ci l’est
particulièrement. Le commissaire est à deux ans de la retraite. Sa hiérarchie
est composée de jeunes diplômés issus des bonnes familles qui traitent le vieux
commissaire avec une condescendance polie. Ils sont, écrit Simenon, « en
quête d’efficacité », pondant dans leur bureau « des plans mirifiques »
qui se traduisent « chaque semaine, par de nouveaux règlements. »
lundi 3 février 2025
Fin et début
Sur un parking où j’attendais,
j’ai lu les dernières pages de la Montagne
magique. La guerre est déclarée. C’est la panique dans le sanatorium. Hans Castorp
redescend dans le « pays d’en bas » pour y faire son devoir. On le
retrouve avec son bataillon de jeunes soldats se lançant vers l’ennemi dans la
boue et sous la mitraille. La description est précise, les détails terribles.
Le narrateur nous confie que son personnage a très peu de chance d’en
réchapper. C’est pourquoi il choisit de le quitter là et de laisser la suite
dans le flou. A la fin d’un tel roman, qui vous a accompagné si longtemps, on
reste un peu sonné. Et on se demande quoi lire après. J’ai ouvert Médecine générale de Cadiot mais je ne
suis pas entré dans ce doux délire qui m’a semblé assez gratuit. Finalement, j’ai
choisi le confort en commençant un Maigret.


