Je ne sais pas ce que Patrick
Besson a fait de ses vacances mais son billet de rentrée est assez faiblard.
C’est la seule chose que je lis lorsque je feuillète le Point. Le thème retenu cette semaine m’a intéressé parce que
j’avais songé un moment l’évoquer dans le Carnet. Il s’agissait de se pencher
sur l’usage omniprésent du terme « compliqué ». Besson le chroniqueur
traite le sujet de manière assez paresseuse. Tout est compliqué, blablabla. Le
ton est moins sarcastique qu’à l’accoutumé. Il me semble qu il passe à côté
d’un point important, que j’envisageais de traiter : l’expression exacte
est « C’est un peu
compliqué », le « un peu » étant utilisé de manière à euphémiser ce
qui est en train de se passer. Exemple : « Ma maison a brûlé, ma
femme a disparu, alors c’est un peu compliqué ». On entend ça à chaque
reportage sur une catastrophe, c’est-à-dire tous les jours. J’avais certainement
ma petite idée sur cet usage généralisé de l’understatement mais depuis, j’ai oublié.
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