Vu Les feuilles mortes d’Aki Kaurismäki. Au début, j’ai cru que je n’allais pas tenir. Il y a cette impression que Kaurismäki fait toujours le même film. Et puis les personnages pas très beaux dans des décors sinistres faiblement éclairés, lorsqu’on n’est pas prisonnier dans une salle de cinéma, cela semble difficile. Cependant, au bout d’un moment, j’ai commencé m’attacher aux deux personnages principaux, à m’inquiéter des quiproquos et contretemps qui menacent leurs rencontres. J’ai surtout été entrainé par le regard du réalisateur qui montre des travailleurs dignes, n’acceptant pas les ordres des petits chefs, et dont la vie peut être éclairée par l’apparition d’un petit chien et la naissance d’une relation amoureuse. Le film est rythmé par des chansons mélancoliques (dont une reprise de Early Morning Rain en finlandais) et par des flashs d’information à la radio concernant la guerre en Ukraine.
lundi 9 mars 2026
lundi 2 mars 2026
Ciel bleu
Revu, une fois de plus, Le Mépris. La première fois, c’était en
75. Il y a un demi-siècle. Une paille (l’expression est à double sens : une
quantité négligeable ou, au contraire, une quantité énorme, exagérée). Entre-temps, tout a changé sauf le film lui-même,
chef-d’œuvre parfait, inusable, intact, toujours actuel et hors du temps. Inspiré
par les dieux, Godard ne pouvait rien rater ; tout lui réussissait. A
chaque vision, on découvre encore des idées cinématographiques fulgurantes. Sur
l’actualité du film en ce début d’année 2026, il faut avouer que le producteur
Jeremy Prokosch apparait terriblement trumpien. Ce qui est nouveau cette
fois-ci, c’est la mort ; elle a frappé presque tout le monde : Piccoli
(2020), Bardot (2025), Godard (2022), Lang (1976), Palence (2006).
mardi 23 décembre 2025
Beau film
L’année 2025 restera dans les
annales comme une des plus contre-cool à ce stade de l’évolution en cours (mais
je ne doute pas qu’on doit pouvoir faire pire). Il existe un remède efficace à
cette mauvaise ambiance qui accompagne la montée en puissance du camp ultraconservateur.
Il s’agit du film « Une bataille après l’autre » que je viens de
voir après tout le monde. Paul Thomas Anderson a adapté le roman de Pynchon en le situant dans l’Amérique
d’aujourd’hui mais il est resté fidèle à l’esprit : un regard désabusé sur
les engagements et les combats perdus de sa génération sans reniement ni concession
envers l’ordre social. C’est un film totalement réussi et qui a le mérite de
rendre heureux.
lundi 22 septembre 2025
Revue de presse
vendredi 16 mai 2025
1975 (suite)
Je regarde une liste des "meilleurs films de 1975" et je constate que je n’en ai pas vu beaucoup
sur le coup (Tommy, Dupont Lajoie). J’étais allé voir Nashville d’Altman avec un copain du
lycée. Je ne suis pas certain d’avoir tout compris mais le film m’avait laissé
dans un état planant propice à l’inspiration. En sortant de la salle, nous
sommes allés manger dans un petit restaurant et, le vin aidant, nous avions
improvisé les paroles d’une chanson pour notre groupe (il chantait, je jouais
de la guitare). Nous avons noté le texte sur un bout de la nappe en papier et
c’était devenu un de nos titres préférés. J’ai revu le film d’Altman récemment.
C’est un chef-d’œuvre.
jeudi 16 janvier 2025
Quelques heures plus tard...
Lorsqu’on annonce la mort d’une personne connue, je réalise parfois que j’ai pensé à elle sans motif apparent peu de temps avant que la nouvelle tombe. Cela n'arrive pas avec n’importe quelles personnes plus ou moins célèbres. Elles ont une chose en commun, celle d’avoir réalisé des œuvres qui m’ont intéressé ou qui ont pu être importantes pour moi à une époque ou qui le sont restées. Il n’y a pas eu dans cette liste de politiciens ni de sportifs. Plutôt des artistes, des musiciens, des écrivains... J'ai appris la mort de David Lynch il y a quelques heures. Pour donner une idée de l’importance de son œuvre dans ma vie, je dirai que je possède deux DVD : No Direction Home et Mulholland Drive. Pourquoi et quand ai-je pensé à lui ? Il y a deux ou trois jours, en lisant un article sur les incendies de Los Angeles dans le Monde où l’on disait que le feu avait traversé la route de Mulholland Drive.
mercredi 8 janvier 2025
Début 2025
Premier film de l’année : Rio Lobo, Howard Hawks, 1970.
Lecture : suite de La montagne magique dont on fêtera le centenaire cette année.
Chanson : No Reply (sur l’album Beatles For Sale)






