Si j’avais l’âme d’un
collectionneur, je me lancerais bien dans l’acquisition de ces albums de BD
franco-belge publiés aux éditions du Lombard. J’ai tellement rêvé sur ces héros
dont les aventures étaient prépubliées en feuilleton dans le journal de Tintin.
J’avais mis la main sur la collection d’un cousin plus âgé et j’ai appris à
lire avec eux. Mais je ne le ferai pas pour deux raisons :
1. J’ai déjà assez accumulé de livres et de journaux (de quoi ouvrir ma propre
boutique de bouquiniste) ; 2. J’aurais trop peur d’être déçu en découvrant
que ces histoires ne me font plus rêver. Regarder les couvertures dans la
vitrine suffit à mon bonheur.
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mardi 14 avril 2026
Vieux papier
mercredi 26 mars 2025
1975 (suite)
Tel un artefact descendu de
l’espace, un nouveau trimestriel de bande dessinée apparut un matin. Il y en avait
une petite pile près de la caisse de la librairie-papeterie en face du lycée.
On prenait un exemplaire entre les mains, on le feuilletait avec curiosité. Sur
la couverture, un monstre signé Moebius nous montrait les crocs en hurlant (ou
en aboyant) dans notre direction. Après quelques BD en noir et blanc, les
premières pages d’ARZACH faisaient une forte impression. On restait un instant subjugué
par une forme inconnue de poésie visuelle. Puis on reposait le magazine sans l’acheter.
Trop cher. Trop nouveau. Trop beau. Un peu plus tard, nous allions nous y
plonger longuement.
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