Le 20 août, la température était idéale. Un ciel un peu nuageux, juste ce qu'il faut pour faire alterner les plages d'ombre et de soleil. Et surtout, du vent. Passer du temps à contempler le balancement des feuilles et des branches dans le jardin, comme un convalescent longtemps privé de ces choses banales et essentielles dont on savoure tous les aspects en osant à peine y croire. L'enfer du soleil brûlant, les arbres totalement immobiles, c'était un mauvais rêve ?
mardi 25 août 2026
mercredi 28 janvier 2026
Un rêve qui finit bien
Ce matin
j’ai ouvert les yeux
en pensant à Apollinaire
et au climat mélancolique
des fois dernières
les rêves sont souvent
interrompus
celui-là ne l’était pas
il s’attardait sur la dernière
scène
en un long plan séquence
dans une ambiance fin de vacances
une jeune fille se baignait nue
un gars aux yeux tristes
parlait avec elle
je crois qu’il avait compris
que c’était moi qu’elle avait
choisi
mardi 8 juillet 2025
1975 (suite)
J’ai envie de revenir à l’année
1975, plus précisément à l’été de cette année-là. La bande adolescente que nous
formions était constituée de quatre garçons et un peu moins de filles. Tout le
monde devait se retrouver dans une maison du vieux Hyères appartenant à la
famille des filles. Avec un copain, nous avons rejoint le sud en stop. Une
grande partie du trajet s’est déroulée comme dans un film américain des années
70, cheveux au vent à l’arrière d’une voiture de sport décapotable conduite par
un couple de jeunes gens beaux et friqués qui incarnaient la douceur de vivre.
Les paysages ensoleillés défilèrent comme dans un rêve éveillé. Après une année
d’internat dans la grisaille et l’ennui d’une petite ville l’Aisne, c’était
comme se transporter dans un autre monde où tout était soudainement beau, sexy
et totalement cool.


