J’utilise rarement les robots
conversationnels mais j’aime bien lire les spéculations sur l’avenir de l’IA. Au
point où l’on se trouve, on peut faire des paris. Car les avis divergent
radicalement. Les patrons de la Tech promettent d’une intelligence artificielle
« forte » (ou « générale ») qui nous garantira un futur
merveilleux comme on en promettait pour l’an 2000 dans les années 50-60. C’est
préférable pour lever des fonds. J’ai tendance, c’est mon côté « mauvais
esprit », à tendre l’oreille aux cassandres. Pas les prophètes du
transhumanisme qui nous imaginent complètement dépassés par les machines dans
un délai de deux à trois ans, contraints de télécharger notre cerveau sur un
disque dur pour survivre. Non, plutôt ceux qui soulignent les limites
matérielles de l’intelligence artificielle (gigantesques centres de données,
consommation d’électricité titanesque, tonnes d’eau utilisées pour le
refroidissement, et coûts démesurés).
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lundi 16 février 2026
futurologie
lundi 9 février 2026
Entretenir soigneusement sa paranoïa
J'écrivais récemment que les motifs de paranoïa ne manquaient pas en cette période incertaine (mais ne le sont-elles pas toutes ?). Parmi les inquiétudes nouvelles liées au développement de l'IA et des robots, certaines amènent un délicieux parfum se science-fiction. Voici le scénario :
"Cela adviendra presque naturellement, par une propagation spontanée, prolifique et irrépressible des machines qui s'auto-engendreront, croîtront et multiplieront sans crier gare, avant de nous engloutir. Ca commencera de façon imperceptible. Au début, nous ne sentirons rien. Tout se passera sans heurt, si ce n'est que nous ne pourrons plus revenir en arrière. Nous ne nous en rendrons pas compte tout de suite. Progressivement, les choses iront s'accélérant. Après, tout s'emballera ; le monde changera ; l'homme aussi ; plus rien ne sera comme avant, ni la nature, ni la vie, ni la conscience, ni même le temps. Cet évènement inéluctable a déjà un nom : la Singularité technologique."
Jean-Gabriel Ganascia, Le mythe de la Singularité - Faut-il craindre l'intelligence artificielle ?
mercredi 26 mars 2025
1975 (suite)
Tel un artefact descendu de
l’espace, un nouveau trimestriel de bande dessinée apparut un matin. Il y en avait
une petite pile près de la caisse de la librairie-papeterie en face du lycée.
On prenait un exemplaire entre les mains, on le feuilletait avec curiosité. Sur
la couverture, un monstre signé Moebius nous montrait les crocs en hurlant (ou
en aboyant) dans notre direction. Après quelques BD en noir et blanc, les
premières pages d’ARZACH faisaient une forte impression. On restait un instant subjugué
par une forme inconnue de poésie visuelle. Puis on reposait le magazine sans l’acheter.
Trop cher. Trop nouveau. Trop beau. Un peu plus tard, nous allions nous y
plonger longuement.
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