Vu Les feuilles mortes d’Aki Kaurismäki. Au début, j’ai cru que je n’allais pas tenir. Il y a cette impression que Kaurismäki fait toujours le même film. Et puis les personnages pas très beaux dans des décors sinistres faiblement éclairés, lorsqu’on n’est pas prisonnier dans une salle de cinéma, cela semble difficile. Cependant, au bout d’un moment, j’ai commencé m’attacher aux deux personnages principaux, à m’inquiéter des quiproquos et contretemps qui menacent leurs rencontres. J’ai surtout été entrainé par le regard du réalisateur qui montre des travailleurs dignes, n’acceptant pas les ordres des petits chefs, et dont la vie peut être éclairée par l’apparition d’un petit chien et la naissance d’une relation amoureuse. Le film est rythmé par des chansons mélancoliques (dont une reprise de Early Morning Rain en finlandais) et par des flashs d’information à la radio concernant la guerre en Ukraine.
lundi 9 mars 2026
lundi 13 octobre 2025
EN DEHORS DU TEMPS
La crise est partout
les journalistes et leurs invités
délirent non-stop sous les
projecteurs
et moi je ne vais pas très bien
non plus
écrire apporte un peu
d’apaisement
écouter une playlist de vieux
trucs également
c’est biologique et c’est
métaphysique
les neurotransmetteurs s’activent
en entendant Black Night
Two Of Us
Love In Vain
Hey Tonight
Substitute
Into The Mystic
toutes ces chansons
que je redécouvre à chaque fois
comme pour la première fois
je n’y peux rien si cela fait du
bien
et soulage mon âme fatiguée et
usée
mardi 24 juin 2025
PARLER AVEC LES ARBRES
J’écoute le dernier Neil Young
c’est un bon disque
un de plus
peu importe qu’il ne nous
surprenne plus
depuis longtemps
ce que Dylan parvient à faire à
sa façon
l’important, c’est qu’il soit là
presque intact
comme Joan, Bruce
et quelques autres survivants
tant qu’ils seront là
nous aurons moins l’impression
qu’un film se déroule en arrière
et en vitesse accélérée
effaçant tout ce qui a précédé
pour restaurer ce qu’il y a eu de
pire
le vieux Neil est là
il tient bon
jeudi 1 mai 2025
lundi 21 avril 2025
La chanson du lundi
Wild Mountain Thyme. Cette chanson folk a accompagné la semaine passée et ce n’est toujours pas terminé. Je l’ai beaucoup sifflée pendant les promenades et chantée en m’accompagnant au piano. Je l’avais entendue en écoutant une playlist « Joan Baez » ; la chanson me disait quelque chose, mais où l’avais-je entendue ? En cherchant un peu j’ai fini par la retrouver sur un album desByrds.
vendredi 7 mars 2025
Et toujours en chansons
J’y reviens toujours
Cette fois par un chemin détourné
En écoutant Joan Baez
Chanter Pauvre Rutebeuf
J’y reviens toujours
Les chansons qui passaient à la
radio
Celles que j’aimais à 13 ans
Puis à tous les âges
Celles qu’on chantait assis par
terre
Autour d’une guitare
Celles qui remuaient nos
blessures
Et celles qu’on fredonnait
Qui nous rendaient légers
Tu peux te moquer
J’y reviendrai toujours
dimanche 26 janvier 2025
dimanche 19 janvier 2025
dimanche 12 janvier 2025
samedi 11 janvier 2025
Dans la liste des disques qui
rendent heureux, ne pas omettre THE KINK KONTROVERSY que je viens de réécouter sur
un CD acheté au début des années 90. C’était avant les versions remastérisées,
le son est pourri et cela convient parfaitement à ces titres qui alternent rock
primitif et ballades ébréchées. Le premier titre représente l’idéal de ce que
je rêvais d’atteindre lorsque je songeais monter un groupe de blues garage.
Toutes les chansons suivantes sont parfaites (mélodies qui donnent envie de
fredonner, textes plein de sensibilité grinçante). On partage le sentiment
d’euphorie de Ray Davies réalisant qu’il est en mesure d’écrire des bijoux
comme When I see that girl of mine ou
I’m on an Island. La mélancolie qui
se glisse dans des titres comme Where
have all the good times gone laisse entrevoir le filon que le grand Ray
explorera dans le futur. Bref, tout est bon, pas une seconde à jeter.
mercredi 8 janvier 2025
Début 2025
Premier film de l’année : Rio Lobo, Howard Hawks, 1970.
Lecture : suite de La montagne magique dont on fêtera le centenaire cette année.
Chanson : No Reply (sur l’album Beatles For Sale)






