G-0C9MFWP390 Le Carnet de Joe Legloseur: James Salter
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mercredi 23 septembre 2026

L'art de la nouvelle


 Début de la nouvelle de James Salter intitulée "Le cinéma" :

  "Elle arriva à dix heures er demie. Ils attendaient. La porte au bout de la salle s'ouvrit ; avec une certaine timidité, essayant de voir dans la pénombre s'il y avait quelqu'un, elle avança lentement, presque à regret, ses longs cheveux flottant sur ses épaules comme ceux d'une écolière. Tous les regards étaient braqués sur elle. Une jeune femme, sa secrétaire, la suivait.

   Les très beaux visages ne s'expliquent pas. Elle avait un long nez, une bouche, et une curieusedistance entre les yeux. C'était un visage à la fois ouvert et insaisissable. En quelque sorte, il exprimait une certaine indifférence envers indifférence envers la vie."

James Salter, Last night (Editions de l'Olivier)

samedi 19 septembre 2026

Entre deux livres


La difficulté, après avoir lu un roman correspondant à ce que vous attendez de la  littérature, est de trouver une solution pour enchaîner sur le suivant. J’ai commencé deux romans dont j’ai dû interrompre la lecture au bout de quelques pages. Du réalisme social, lourd, vulgaire comme les personnages qu’ils observaient avec une distance condescendante. J’ai alors repensé à l’écrivain qui m'était revenu à l'esprit en lisant le début d’Entre amis. Il s'agissait de James Salter. Je me suis aussitôt plongé dans ses nouvelles et j’ai eu la confirmation qu’il s’agissait du bon choix


 

lundi 7 septembre 2026

Début


 

Cela ne vous aura peut-être pas échappé, j’aime commencer la lecture d’un roman. La raison pour laquelle j’ai pioché Entre amis dans l’avalanche de titre sortis en cette rentrée m’échappe un peu. La couverture a pu jouer un rôle mais pas le nom de l’auteur, inconnu au bataillon (normal : c’est son premier roman). Il faut croire que le pitch de l’éditeur a éveillé ma curiosité. Amitié toxique entre deux quinquas qui ont réussi, réunions avec femmes, enfants... L’enthousiasme de la critique américaine à propos des qualités d’écriture de ce jeune romancier a fini par l'emporter. J’en suis au début, il ne s’est encore rien passé d’important (mais on sait qu’une grave crise va éclater) et pourtant, avec un sens du détail concret assez réjouissant, Hal Ebbott installe tout de suite un climat légèrement pesant en laissant apparaitre des failles qui sonnent juste. Je retrouve un peu du plaisir de lecture que m’avait procuré Un bonheur parfait de James Salter.