Vous avez peut-être eu l’occasion
de voir ou d’entendre un représentant de l’agriculture intensive défendre l’usage
du glyphosate citer une étude scientifique qui avait démontré le caractère
inoffensif de l’herbicide. Cela en imposait. Hélas, cette étude de 2000 vient d’être
vient d’être officiellement désavouée par la revue qui l’avait publiée. Les
véritables auteurs de la publication ne seraient pas les signataires mais des
cadres de l’entreprise Monsento. On appelle ghostwriting
la pratique qui consiste à rémunérer des chercheurs en échange de leur
signature pour une étude dont ils ne sont pas les auteurs. Etre payé pour une
simple signature, il faut avouer que cela peut être tentant.
