J’utilise rarement les robots
conversationnels mais j’aime bien lire les spéculations sur l’avenir de l’IA. Au
point où l’on se trouve, on peut faire des paris. Car les avis divergent
radicalement. Les patrons de la Tech promettent d’une intelligence artificielle
« forte » (ou « générale ») qui nous garantira un futur
merveilleux comme on en promettait pour l’an 2000 dans les années 50-60. C’est
préférable pour lever des fonds. J’ai tendance, c’est mon côté « mauvais
esprit », à tendre l’oreille aux cassandres. Pas les prophètes du
transhumanisme qui nous imaginent complètement dépassés par les machines dans
un délai de deux à trois ans, contraints de télécharger notre cerveau sur un
disque dur pour survivre. Non, plutôt ceux qui soulignent les limites
matérielles de l’intelligence artificielle (gigantesques centres de données,
consommation d’électricité titanesque, tonnes d’eau utilisées pour le
refroidissement, et coûts démesurés).
lundi 16 février 2026
futurologie
samedi 15 novembre 2025
Le futur a commencé
Dans ma voiture, j’avoue avoir
beaucoup de mal à utiliser la commande vocale pour demander au GPS de me conduire
à une adresse. A chaque fois que j’essaie de me lancer ma voix reste coincée au
fond de ma gorge. Le ridicule de la situation, probablement. Le robot ne
comprend pas et affiche sur l’écran « Je ne parviens pas à comprendre
votre demande. Veuillez recommencer. » Cette réaction me bloque encore
plus. Il faut pourtant s’entrainer. Notre environnement pourrait changer plus
rapidement que ce que nous avons connu depuis une trentaine d’années. La
journée commencera bientôt par une demande adressée à une cafetière, comme dans
un vieux roman de science-fiction. J’essaie de me convaincre que cela pourrait
être amusant au lieu d’être inquiétant. Pour l’instant, mes efforts d’adaptation
n’ont rien donné.

