Comme le chien allongé sur le
tapis
je m’abandonne à la lumière dorée
j’écoute de la musique au casque
je sais que des gens manifestent
mais j’ai du mal à y penser
concrètement
je suis comme le chien qui
somnole au soleil
ma conscience ne va pas au-delà
de mes sensations
la musique (un excellent pianiste
dont j’ignore le nom)
les ombres qui s’allongent
jusqu’au fauteuil
et un calme que rien au monde ne
vient troubler
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