"Ce qu'il y a de pire dans l'erreur, ce n'est pas ce qu'elle a de faux, mais ce qu'elle a de volontaire, d'aveugle et de passionné."
Joseph Joubert, Pensées, essais et maximes
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"Ce qu'il y a de pire dans l'erreur, ce n'est pas ce qu'elle a de faux, mais ce qu'elle a de volontaire, d'aveugle et de passionné."
Joseph Joubert, Pensées, essais et maximes
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| Dessin : Bill Térébenthine |
Dans la revue en ligne En attendant Nadeau, je lis le début d’un article. « À la question « qu’est-ce que cela vous fait de vieillir ? » posée par une étudiante américaine, Christian Boltanski avait un jour répondu : « Vous savez : Giacometti, en vieillissant, ressemblait de plus en plus à un Giacometti ; et Francis Bacon, en vieillissant, ressemblait de plus en plus à un Francis Bacon... » Je me pose la question, ou plutôt j’essaie, et je ne trouve pas « ce que cela me fait de vieillir » même s’il est certain que le processus a lieu en ce moment d’une manière spécifique. En revanche, je crois savoir assez précisément ce qui évite ou ralentit le vieillissement en cours. Il y a la curiosité qui m’amène par exemple à lire cet article sur Enrique Vila-Matas et sur la superficialité « qui, comme le disait Italo Calvino, est une vertu ». Et puis il y a la playlist d’excellente musique diffusée par Radio GFIV. Ce matin : The Chiffons, Elvis Presley, The Cajun Band, John Lennon, Lloyd Cole and the Commotions, Buster Brown et, en ce moment, The Chocolate Watchband.
Rien sur Céline Dion, le pape et
Bardella ? Désolé, mais je n’écris que sur ce qui retient mon intérêt.
Pas encore vraiment
réveillé
Confusion
La confusion est partout
A l’intérieur
Tout autour
Sur les réseaux
Dans la rue
Pour la moindre démarche
Il faut dépenser
Une énergie démesurée
Chercher l'origine
Des contretemps
Des erreurs
Des retards
Pourquoi pas
Laisser tomber
Ne plus bouger
Et respirer
Lentement
En attendant
Le retour
Du silence
Ce n’était peut-être pas une très
bonne idée de revoir le film Monterey Pop
Festival 1967. Les musiciens sont bons. Certains le sont presque trop.
Janis Joplin, Jimi Hendrix, les Who en pleine forme. Mais ce n’est pas tout. La
caméra de Pennebaker, en état de grâce, a saisi l’ambiance qui régnait dans les allées
du festival. Les spectateurs sont très présents au montage, principalement les
visages des filles filmés en gros plan. Tout le monde est détendu, ouvert,
souriant. Forcément, lorsque qu’on voit ça maintenant, l’impression est pour le
moins mitigée. A moins de se réfugier dans le ricanement, il est difficile de
ne pas sentir passer un peu de mélancolie en se demandant comment une si belle
énergie a pu laisser la place à ce qui a suivi. Mais il y a la
musique et les images ; alors on se dit que tout n’a pas été définitivement perdu.
Levés plus tôt que d’habitude
Rendez-vous au garage
Entretien de la voiture
Retour au pas de course
Arriver avant la pluie
Mission réussie
Différents appels et mails
Ici tout le monde connait
Mes limites
Je me contente d’assister
Aux échanges
Puis retour au garage
Récupérer l’automobile
Le garagiste sympathique
A besoin de parler
Une vie défile à toute vitesse
Maladies, séparations, décès
Nous réussissons à partir
Complètement épuisés
Par cette journée ordinaire
"Elle arriva à dix heures er demie. Ils attendaient. La porte au bout de la salle s'ouvrit ; avec une certaine timidité, essayant de voir dans la pénombre s'il y avait quelqu'un, elle avança lentement, presque à regret, ses longs cheveux flottant sur ses épaules comme ceux d'une écolière. Tous les regards étaient braqués sur elle. Une jeune femme, sa secrétaire, la suivait.
Les très beaux visages ne s'expliquent pas. Elle avait un long nez, une bouche, et une curieusedistance entre les yeux. C'était un visage à la fois ouvert et insaisissable. En quelque sorte, il exprimait une certaine indifférence envers indifférence envers la vie."
James Salter, Last night (Editions de l'Olivier)
On entend dire que le
gouvernement prend des décisions au coup par coup, avec un temps de retard, et
toujours sans orientation d’ensemble accordée à une vision claire des problèmes
qui se poseront inévitablement. La raison de cet aveuglement est pourtant
évidente : les visions à plus long terme, c’est-à-dire dépassant la fin du
mois en cours, sont si désolantes et pour certaines si effrayantes qu’il est naturel de garder les yeux au ras des évènements qui surgissent. Pour le reste, on verra plus tard.
Même comportement chez les nombreux candidats en campagne. L’objectif semble être de nous ménager, de ne
pas trop nous démoraliser. En effet, quel sens peut avoir une
élection lorsqu'autour le décor a déjà commencé à s’effondrer ?