Il m’arrive, de manière furtive,
de me sentir comme un exilé. Le lieu que j’ai quitté et
dans lequel je ne suis pas certain de revenir un jour n’est pas un pays, mais
une ville. Il s’agit de Paris, que je n’ai pas revu depuis maintenant plus de dix ans.
Paris, qui fut la ville de mon premier amour et aussi de quelques autres. En même
temps, je me dis que j’ai eu la chance d’y habiter à partir de 1975 et d’avoir
toujours résidé et vécu en plein centre, dans ce quartier chargés d’histoire situé entre le Carrefour de l’Odéon, la Place de
la Contrescarpe et le Jardin du Luxembourg. Quel plus beau décor pour y passer
sa jeunesse ?

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