J’ai mis la main sur un coffret
énorme, au sens propre, avec énormément de musique et une quantité toute aussi
énorme d’interprètes. Il s’agit de l’intégrale de tous les concerts donnés à
Woodstock lors du fameux festival de 69. Le triple album ne contenait qu’une
infime partie de cette avalanche de musique parfois ennuyeuse, souvent très
bonne et avec des moments magiques qui valent largement les célèbres extraits -
comme le F.U.C.K. de Country Joe ou l’hymne américain revisité par Hendrix. Je
réalise au passage que ma génération aura plus été marquée par l’influence de Woodstock
que par celle de mai 68, même si les échos des deux évènements flottaient dans
l’air au moment où nous commencions à découvrir le monde environnant. Comme
j’écoute également un pirate du groupe Ten Years After, je me demande une
seconde si je ne suis pas bloqué dans le passé et la répétition. Lorsque le
doute me frôle, je ressors l’aphorisme de Goethe : « La musique au
meilleur sens du terme ne requiert pas tant l’innovation ; au contraire,
plus elle est ancienne, plus on y est habitué et plus elle agit. »
mercredi 10 juin 2026
Le plaisir de la répétition
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