"Certes, la néoréaction incorpore des éléments nouveaux, en particulier le libertarianisme et la
technophilie, mais elle reste une pensée réactionnaire. Tout d’abord parce qu’il existe un véritable
intertexte avec la tradition réactionnaire (Carlyle, Maistre, Schmitt, Spengler, Evola, etc.), mais aussi
parce que la néoréaction s’oppose frontalement au conservatisme. Elle n’entend pas simplement
défendre un ensemble de valeurs morales ou religieuses mais créer une véritable rupture historique
et instaurer — ou réinstaurer — un nouvel ordre politique. Sans les catégories d’analyse de la pensée
réactionnaire, on ne pourrait voir autre chose dans la néoréaction qu’une nébuleuse numérique
incompréhensible.
La pensée néoréactionnaire est une tentative de concilier l’innovation technocapitaliste avec la
stabilité d’une société hiérarchique. Bien sûr, cette union stratégique se fait avant tout contre un
ennemi commun : l’égalitarisme démocratique."
Arnaud Miranda, extrait d'un entretien à lire ici.

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