Je souffre un peu d’éco-anxiété, de
manière sporadique, par exemple lorsque j’ai lu dans la journée des
informations désolantes sur le déclin des espèces animales. La dernière fois,
il s’agissait d’une grande enquête sur la disparition massive des oiseaux enEurope. Les principales causes sont l’usage des pesticides dans l’agriculture
intensive et la hausse des températures. Ce genre d’information passe généralement
inaperçue. La capacité de déni dont peut faire preuve le cerveau humain vis-à-vis
des faits qui le dérangent apparait de manière flagrante. Cette réalité m’inquiète
de plus en plus. L’agriculture intensive et l’usage massif de pesticides
devraient être en cours d’éradication or c’est l’inverse qui se produit :
on revient sur les rares mesures mises en place ou simplement à l’état de
projet. L’aveuglement suicidaire gagne du terrain. Les climato-négationnistes
remportent les élections. Lorsque
je ne trouve pas le sommeil, plus que les catastrophes environnementales, c’est
l’humano-anxiété qui m’empêche de dormir.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire