Si j’avais l’âme d’un
collectionneur, je me lancerais bien dans l’acquisition de ces albums de BD
franco-belge publiés aux éditions du Lombard. J’ai tellement rêvé sur ces héros
dont les aventures étaient prépubliées en feuilleton dans le journal de Tintin.
J’avais mis la main sur la collection d’un cousin plus âgé et j’ai appris à
lire avec eux. Mais je ne le ferai pas pour deux raisons :
1. J’ai déjà assez accumulé de livres et de journaux (de quoi ouvrir ma propre
boutique de bouquiniste) ; 2. J’aurais trop peur d’être déçu en découvrant
que ces histoires ne me font plus rêver. Regarder les couvertures dans la
vitrine suffit à mon bonheur.
mardi 14 avril 2026
Vieux papier
lundi 13 avril 2026
Que faire ?
Ce soir, je n’ai envie de rien
aucun film ne m’attire
et j’ai trop lu aujourd’hui
pourquoi se forcer
à faire quelque chose
quand il est si agréable
de ne rien faire du tout
à part respirer et regarder
dimanche 12 avril 2026
samedi 11 avril 2026
Elegance
On apprécie particulièrement la classe et l'élégance de Nicolas S. dont la stratégie consiste à faire porter toute la responsabilité sur son vieil ami, ancien secrétaire général, aujourd'hui malade et dont la principale qualité est d’être absent du tribunal. Pourquoi pas en faire son prochain livre ? Notre suggestion le titre : « Comment j’ai trahi un ami », un récit déchirant aux accents dostoïevskiens. Bestseller garanti.
vendredi 10 avril 2026
Mode d'emploi
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| Bill Térébenthine |
International : les
journalistes commencent à s’adapter à la communication ubuesque en provenance de la Maison-Blanche. La plupart d'entre eux a renoncé à commenter les dernières éructations du président. Il pourrait annoncer, le doigt sur le bouton, qu’il allait déclencher l’apocalypse
nucléaire dans cinq secondes, le fait serait à peine évoqué et on passerait à la météo.
jeudi 9 avril 2026
La lecture en 2026
La bibliothèque papier est pleine
à ras bord. Les volumes non-lus se font rares. Toujours pas ouvert Homère et j’ai
calé au milieu des Essais (mais je
les reprendrai). Et puis il y a toutes les relectures en attente. De quoi ne
pas s’ennuyer avant d’être aveugle. La nouveauté, c’est la bibliothèque
numérique qui commence à prendre des proportions imposantes. Sur le smartphone,
les fichiers s’accumulent rapidement. J’apprécie la concentration spatiale, la
possibilité de lire avec le chien sur les genoux, le recours à la
désintégration en cas de livre décevant. Mais je retrouve toujours avec plaisir
les vieilles sensations des livres en papier. Cela ne s’imite pas.
mercredi 8 avril 2026
Perdu et retrouvé
"Lorsque enfin, cessant de raisonner, l'on immobilise son esprit, il y a quelque chose de plus. On éprouve une étrange nostalgie, presque un souvenir de quelque chose que l'on savait jadis, et que l'on a depuis longtemps oublié. Et l'on se demande, en connaissant trop bien la réponse, ce que l'on possède à la place de ce qui est perdu. Vanité, illusion, néant.
mardi 7 avril 2026
La vie fascinante des maîtres du monde (suite)
A signaler, dans le dernier numéro du Monde Diplomatique, un article de Monique Pinçon-Charlot consacré aux révélations liées au dossier Epstein. Selon la sociologue des ultrariches, "les médias dominants - souvent détenus par des milliardaires - ont transformé l'"affaire Epstein" en un fait divers scabreux et racoleur. Une telle lecture tend à masquer le fonctionnement réel d'une classe sociale qui concentre tous les pouvoirs (économique, social, culturel...) et vit à l'écart du reste de la population, qu'elle domine et exploite à sa guise." Tous ces mails, ces rendez-vous, révèle le fonctionnement des "réseaux personnels des dominants". Ceux-ci "s'insèrent dans un ensemble d'organisations internationales, de clubs privés, de clubs de golf, de think tanks et parfois de partis politiques."
A propos des documents de l'enquête, je croyais qu'il en restait seulement un peu à publier. Au détour d'un article sur le limogeage de Pam Bondi, j'ai appris qu'il restait près de la moitié des archives Epstein en attente d'une publication.
lundi 6 avril 2026
Dans la montagne froide
allant vers le torrent, me regardant dans le courant
ou du côté de la falaise, m'asseoir sur un grand rocher
cœur, nuage solitaire, nulle attache
les affaires du monde, à quoi bon courir après ?
Shan Han, 108 poèmes







