Sans grande surprise, c'est avec un
grand plaisir que j’ai regardé le western proposé par Arte, La caravane de feu (1967). A noter : le film est sorti la même année que Bonnie et Clyde qui allait lancer ce
qu’on appelle le « nouvel Hollywood » mais il
reste fidèle (à un détail près) aux canons classiques du western humaniste façon Rio Bravo. La réalisation est efficace dans les scènes
d’action et les passages obligés comme la bagarre générale dans le saloon très cartoon. On apprécie particulièrement le jeu des deux acteurs principaux : John Wayne, égal à
lui-même c'est-à-dire parfait, et Kirk Douglas en dandy élégant (foulard jaune
canard et unique gant noir). Le premier incarne la droiture, le second est plus fourbe. Il y a même
des indiens plutôt cools (c'est le détail qui montre un début d'évolution appelée à se poursuivre la décennie suivante).
jeudi 2 avril 2026
Cowboys
mercredi 1 avril 2026
Vous avez dit "néoréactionnaire" ?
"Certes, la néoréaction incorpore des éléments nouveaux, en particulier le libertarianisme et la
technophilie, mais elle reste une pensée réactionnaire. Tout d’abord parce qu’il existe un véritable
intertexte avec la tradition réactionnaire (Carlyle, Maistre, Schmitt, Spengler, Evola, etc.), mais aussi
parce que la néoréaction s’oppose frontalement au conservatisme. Elle n’entend pas simplement
défendre un ensemble de valeurs morales ou religieuses mais créer une véritable rupture historique
et instaurer — ou réinstaurer — un nouvel ordre politique. Sans les catégories d’analyse de la pensée
réactionnaire, on ne pourrait voir autre chose dans la néoréaction qu’une nébuleuse numérique
incompréhensible.
La pensée néoréactionnaire est une tentative de concilier l’innovation technocapitaliste avec la
stabilité d’une société hiérarchique. Bien sûr, cette union stratégique se fait avant tout contre un
ennemi commun : l’égalitarisme démocratique."
Arnaud Miranda, extrait d'un entretien à lire ici.
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